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Re : Et Pendant Ce temps Là............
La bande de Gaza menacée par une pénurie d’eau
Plus d’un tiers de la population a été privé d’eau potable mardi 15 juillet plusieurs heures durant à cause de dégâts provoqués par des bombardements sur les infrastructures hydrauliques.

Une Palestienne transporte des bouteilles d’eau vides, afin de les remplir, à Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza, à proximité de l’école des Nations unies où elle a trouvé refuge, le 16 juillet 2014.
La crainte d’une crise durable s’installe, alors que les ressources d’eau potable de Gaza étaient déjà surexploitées.
À la pénurie de nourriture et à l’envol des prix s’ajoute le risque d’une crise pérenne de l’eau dans la bande de Gaza. Au dixième jour des frappes aériennes israéliennes, près de 600 000 Gazaouis se sont trouvés à court d’eau potable à cause des bombardements, ont souligné mardi 15 juillet plusieurs associations humanitaires.
« LE CIRCUIT HYDRAULIQUE A ÉTÉ TOUCHÉ À DIX-HUIT ENDROITS »
La situation, qui n’est que très partiellement rétablie, leur fait craindre une crise beaucoup plus persistante. « Dans quelques jours, c’est l’ensemble de la population qui risque de manquer désespérément d’eau », a dénoncé mardi Jacques de Maio, le chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en Israël et dans les Territoires occupés. « Si les hostilités ne s’arrêtent pas, le problème ne consistera pas à savoir si, mais quand une population déjà épuisée souffrira d’une grave pénurie d’eau. »
L’opération « Bordure protectrice » a causé des dégâts considérables sur les fragiles infrastructures hydrauliques, particulièrement dans le sud du territoire. « L’approvisionnement en eau de plus de 31 000 Gazaouis a été très fortement altéré, voire anéanti dans les villes de Gaza, Khan Younis et Beit Hanoun. » souligne Paolo Lubrano, le directeur pays d’Action contre la faim en territoire palestinien occupé. « Le circuit hydraulique a été touché à dix-huit endroits : beaucoup de puits sont détruits, les dommages sont terribles. »
LES ASSOCIATIONS HUMANITAIRES S’ORGANISENT
La situation est exacerbée par l’intensification des frappes, qui empêchent les techniciens et les experts de procéder à des réparations essentielles sur le réseau. La mort de plusieurs d’entre eux a poussé le service de distribution d’eau à suspendre toutes les interventions sur le terrain, tant que la sécurité de son personnel ne pouvait être garantie.
Les associations humanitaires s’organisent donc de leur côté pour pallier la menace d’une grave pénurie. Ils distribuent des bouteilles, acheminent des tuyaux de fortune pour reconnecter les municipalités au circuit. Mais leur budget leur permet de traiter à peine plus d’un tiers des besoins, selon Paulo Lubrano.
DES RÉSERVES D’EAU « DE PLUS EN PLUS CONTAMINÉE »
Dans l’urgence, les eaux usées des usines de traitement endommagées ont dû être rejetées dans la mer, surexposant la population aux maladies. Le système d’assainissement de Gaza est une problématique de santé publique majeure antérieure au conflit : 90 % de l’eau de la bande est polluée et ne peut être bue.
Comme l’a souligné un rapport de la banque mondiale et du programme pour l’Environnement des Nations unies (Unep) publié en 2012, Gaza, du fait de ses faibles précipitations, dépend presque complètement de son aquifère côtier, une formation géologique composée de roche perméable capable de retenir l’eau.
Or l’eau, située à environ 300 mètres de profondeur, « est de plus en plus contaminée par les nitrates des eaux usées non contrôlées », souligne le rapport, selon lequel la pollution de l’aquifère pourrait le rendre inexploitable à horizon 2016.
http://www.maghreb-sat.com/forum/f8/le-drame-des-gazaouis-52425-3.html
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